Paris Violence – La Tentation Du Néant
lundi 6 avril 2020
samedi 4 avril 2020
vendredi 3 avril 2020
Paris Violence - L'éternité Voire Un Peu Plus
[Couplet 1]
La folie comme garde-fou
Met du baume à nos inquiétudes
Et on abandonnerait tout
Plutôt que notre solitude
Loin des ressacs, loin des marées
On change en or notre tristesse
Apprendre à ne rien partager
Est la première des sagesses
[Refrain]
Je ne donnerai rien, qu’à moi-même et aux miens
Si l’affaire est injuste tant mieux, c’est tout vu
Car au moins nous possédons l’ultime vertu
Celle de se compter sur les doigts de la main
[Couplet 2]
Qu’ils sont infimes, vus d’en haut
Ces insectes qui gesticulent
Ignorant l’éclat des vitraux
Et la beauté des crépuscules
Face à la marée de cloportes
Hargneux dans leur médiocrité
Restent les verrous de nos portes
Et nos vieilles fidélités
[Refrain]
Je ne donnerai rien, qu’à moi-même et aux miens
Si l’affaire est injuste tant mieux, c’est tout vu
Car au moins nous possédons l’ultime vertu
Celle de se compter sur les doigts de la main
[Couplet 3]
Certains ont franchi les tropiques
Et on bâti des cathédrales
Eux creusent des fosses sceptiques
Au moins le partage est égal
Et ils vendraient jusqu’à leur cul
Pour vingt centimes, baffe en sus
Nous, sous réclamons notre dû :
L’éternité, voire un peu plus !
[Refrain]
Je ne donnerai rien, qu’à moi-même et aux miens
Si l’affaire est injuste tant mieux, c’est tout vu
Car au moins nous possédons l’ultime vertu
Celle de se compter sur les doigts de la main
[Outro]
L'éternité voire un peu plus
L'éternité voire un peu plus...
jeudi 2 avril 2020
Paris Violence - L'ombre Au Tableau
[Couplet 1]
Qui me souhaitera bonne
nuit
Quand je descendrai au
tombeau
Ai-je seulement trois amis
Prêts à dépanner d’un
euro ?
Je ne compte plus sur
grand’ monde
Rien de bien trop
inattendu
Et bien loin que je m’en
morfonde
La réciproque est
bienvenue
[Refrain]
La seule ombre au tableau
c’est le tableau entier
Un revers sans médaille,
un envers sans décor
Au moins on finira comme
on a commencé
Et on en sourira le jour
de notre mort
[Couplet 2]
L’amour ne m’a jamais
déçu
Pour la simple et bonne
raison
Que je n’en ai rien
attendu
Il est de sages
précautions
L’amitié m’a semblée
plus vraie
Le choix n’était pas
très malin
Car c’était trop vite
oublier
Qu’un ami reste un être
humain
[Refrain]
La seule ombre au tableau
c’est le tableau entier
Un revers sans médaille,
un envers sans décor
Au moins on finira comme
on a commencé
Seule consolation qui
tienne un peu encore
[Couplet 3]
Si être seul est
exécrable
Ne pas l’être le lui
rend bien
À trop fréquenter ses
semblables
On se prend à aimer les
chiens
Comme Ferdinand pourquoi
pas
Ne parler qu’à son
perroquet
Mais c’est bavard ces
bêtes-là
Et c’est plus joli
empaillé
[Refrain] x2
La seule ombre au tableau
c’est le tableau entier
Un revers sans médaille,
un envers sans décor
Au moins on finira comme
on a commencé
Cette logique-là au moins
n’a jamais tort
mercredi 1 avril 2020
Paris Violence - Paris 5°, Années 90
Couplet 1]
Dans le bas Mouffetard,
station Paris-Village
Comment être à la fois
au Fer et au Moulin ?
J’ai vécu des années
sur l’étrange rivage
Aux berges de béton, d’un
cours d’eau souterrain
Un kébab à midi, midi à
18 heures, pour l’expresso
Saint Médard guidera bien
nos pâles humeurs jusqu’au bistrot
[Refrain]
Quatre ans, dix ans, cent
ans, si loin
De mon vieux chez moi
parisien
Ils coulent encore sur mes
nerfs
Les étranges remous de
l’obscure rivière
[Couplet 2]
Place du Panthéon dans le
petit matin
Se lève l’aube grise
des débuts d’hiver
Étudiant dilettante,
quelques cours en main
J’hésitais entre Kant
et la première bière
Les portails du Lucos aux
quatre coins ouverts, des Sorbonnards
Comparant les rapines
chipées à Gibert rayon beaux arts
[Refrain]
Quatre ans, dix ans, cent
ans, si loin
De mon vieux chez moi
parisien
Ils coulent encore sur mes
nerfs
Les étranges remous de
l’obscure rivière
[Couplet 3]
Dimanche humide et froid
sur le jardin des plantes
D’ici à Austerlitz,
même brouillard épais
Pas vraiment réchauffé
par le thé à la menthe
On longe les façades de
la rue Cuvier
Arènes de Lutèce et
Monge sous l’orage, les volets claquent
On insulte les bus nous
trempant au passage à chaque flaque
[Refrain]
Quatre ans, dix ans, cent
ans, si loin
De mon vieux chez moi
parisien
Ils coulent encore sur mes
nerfs
Les étranges remous de
l’obscure rivière
mardi 31 mars 2020
Paris Violence - À la grenade et au couteau
[Couplet 1]
La vie est un océan froid
Tout corps solide qu’on
y plonge
Si la moindre faille le
ronge
Est submergé, et il se
noie
Et l’on ne peut blâmer
les flots
De s’être engouffrés
dans les brèches
Ni le lointain bateau de
pêche
De laisser sombrer le
rafiot
[Refrain]
Les goûts et les
couleurs…
Les coups et les douleurs…
[Couplet 2]
C’est donc un navire en
détresse
Qu’il s’agit que nous
commandions
Avec pour carte nos
tristesses
Et notre audace pour timon
Et nous tenons l’éternel
rôle
De la forteresse assiégée
Tentant de garder le
contrôle
Des grands éléments
déchaînés
[Refrain]
Les goûts et les
couleurs…
Les coups et les douleurs…
Il tangue mais ne coule
pas
Le vaisseau qui nous
sauvera
[Couplet 3]
Debout sur le piteux
radeau
Ça fait très Coke en
stock de loin
On repoussera les requins
A la grenade et au couteau
Ou à tout ce qu’on
trouvera
Chaque fois que sonne
l’alarme
On vaut ce que valent nos
armes
Et ce que veulent bien nos
bras
[Refrain] x2
Les goûts et les
couleurs…
Les coups et les douleurs…
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