mardi 31 mars 2020

Paris Violence - À la grenade et au couteau



[Couplet 1]
La vie est un océan froid
Tout corps solide qu’on y plonge
Si la moindre faille le ronge
Est submergé, et il se noie
Et l’on ne peut blâmer les flots
De s’être engouffrés dans les brèches
Ni le lointain bateau de pêche
De laisser sombrer le rafiot

[Refrain]
Les goûts et les couleurs…
Les coups et les douleurs…

[Couplet 2]
C’est donc un navire en détresse
Qu’il s’agit que nous commandions
Avec pour carte nos tristesses
Et notre audace pour timon
Et nous tenons l’éternel rôle
De la forteresse assiégée
Tentant de garder le contrôle
Des grands éléments déchaînés

[Refrain]
Les goûts et les couleurs…
Les coups et les douleurs…
Il tangue mais ne coule pas
Le vaisseau qui nous sauvera

[Couplet 3]
Debout sur le piteux radeau
Ça fait très Coke en stock de loin
On repoussera les requins
A la grenade et au couteau
Ou à tout ce qu’on trouvera
Chaque fois que sonne l’alarme
On vaut ce que valent nos armes
Et ce que veulent bien nos bras

[Refrain] x2
Les goûts et les couleurs…
Les coups et les douleurs…

dimanche 29 mars 2020

Paris Violence - Nous sommes des conquérants



Quelque chose en soi de brisé
Qu’on aimerait remettre en marche
Une insouciante vanité
Et cet orgueil dans la démarche
Ces défauts qu’on a tant haïs
Dont on s’est défait à grand’ peine
En se donnant des leçons de morale
On se rend compte un peu surpris
Qu’ils nous allaient bien tout de même
Et qu’on devient affreusement banals

On a labouré sans ardeur
Ces champs que l’on croyait incultes
En se forçant à contrecœur
À devenir un peu adultes
Le gris qui passe sur nos tempes
Nous rendrait-il plus responsables
Comme on se force à le croire si tôt
Ou bien désigne-t-il la pente
Que nous dégringolons minables
Et qui nous pousse vers notre tombeau

Jusqu’à notre chère tristesse
Qui a perdu tout son arôme
Même l’éternelle maîtresse
Se détourne donc de son homme !
Nos amitiés et nos plaisirs
Prennent des goûts de cauchemar
À être devenus si prévisibles
Mais quel voile est venu ternir
Notre vie d’un grand écran noir
Qui étend une nuit irréversible ?

Et nous étions des conquérants
Mais n’avons jamais rien conquis
Faute de savoir quels forts assiéger
Nous retournerons au néant
Honteux de n’avoir accompli
La mission pour laquelle on était né